L’agitation de l’atmosphère qui fait danser et bouillonner les images ; c’est elle qui fait scintiller les étoiles. On la mesure en secondes d’arc (taille d’une étoile en photo) ou sur des échelles de 1 à 10 (Pickering) ou de I à V (Antoniadi). Elle limite les forts grossissements bien plus souvent que l’instrument.
Termes liés
- Transparence
La clarté de l’air : absence de brume, d’humidité, de poussières et de voiles nuageux. Une bonne transparence montre des étoiles faibles et des nébuleuses contrastées. Elle ne va pas toujours avec une bonne turbulence : les nuits brumeuses et calmes sont souvent excellentes pour les planètes.
- Grossissement maximal utile
Le grossissement au-delà duquel on n’apprend plus rien de nouveau : environ deux fois le diamètre en millimètres, soit 400× pour un 200 mm. C’est une limite pour une optique parfaite : avec la qualité réelle des miroirs et des lentilles, et une collimation imparfaite, l’image se dégrade souvent dès 1× par millimètre (200× pour un 200 mm). Et la turbulence de l’air limite le plus souvent à 150× à 250×, quel que soit l’instrument. Les chiffres « 600× » des boîtes de petits télescopes sont donc trompeurs.
- Mise en température
Le temps nécessaire pour qu’un instrument sorti d’une maison chaude prenne la température de l’air. Tant que le miroir est plus chaud, des courants d’air tiède montent dans le tube et brouillent l’image. Comptez de 30 min à 1 h pour un miroir de 200 mm, plus pour un Maksutov ; un ventilateur accélère la chose.
- Imagerie rapide (lucky imaging)
La technique des photos de planètes et de la Lune : on filme des milliers d’images très courtes, puis un logiciel ne garde que les plus nettes, prises dans les instants de calme de l’atmosphère. On empile souvent 5 à 20 % des images. Elle permet de dépasser largement ce que la turbulence laisse voir à l’oculaire.
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