La technique des photos de planètes et de la Lune : on filme des milliers d’images très courtes, puis un logiciel ne garde que les plus nettes, prises dans les instants de calme de l’atmosphère. On empile souvent 5 à 20 % des images. Elle permet de dépasser largement ce que la turbulence laisse voir à l’oculaire.
Termes liés
- Turbulence (seeing)
L’agitation de l’atmosphère qui fait danser et bouillonner les images ; c’est elle qui fait scintiller les étoiles. On la mesure en secondes d’arc (taille d’une étoile en photo) ou sur des échelles de 1 à 10 (Pickering) ou de I à V (Antoniadi). Elle limite les forts grossissements bien plus souvent que l’instrument.
- Empilement
Additionner ou moyenner de nombreuses images du même objet, alignées sur les étoiles, pour réduire le bruit. Empiler 16 poses améliore le rapport signal sur bruit d’un facteur 4. Des logiciels comme Siril ou DeepSkyStacker s’en chargent.
- Secondes d’arc par pixel
L’unité de l’échantillonnage. Trop grande (sous-échantillonnage), les étoiles deviennent carrées et les détails se perdent ; trop petite (suréchantillonnage), la lumière est diluée sur trop de pixels et le bruit augmente. En planétaire, on vise un rapport F/D d’environ cinq fois la taille des pixels en µm.
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