L’épaisseur d’atmosphère traversée par la lumière, comptée en multiples de celle du zénith (masse d’air 1). Elle vaut 2 à 30° de hauteur et près de 6 à 10° : l’image y est plus sombre, plus rougie et plus turbulente. D’où l’intérêt d’observer les objets près de leur culmination.
Termes liés
- Zénith
Le point du ciel situé exactement au-dessus de la tête, à 90° de hauteur. C’est là que l’on traverse le moins d’atmosphère, donc que les images sont les plus fines et les plus lumineuses. Son opposé, sous les pieds, est le nadir.
- Culmination
Le passage d’un astre au méridien, au plus haut de sa course ; c’est le meilleur moment pour l’observer. Pour un astre au sud du zénith, la hauteur atteinte vaut 90° − latitude + déclinaison. À Paris (48,9°), la nébuleuse d’Orion (−5,4°) culmine à environ 36°.
- Turbulence (seeing)
L’agitation de l’atmosphère qui fait danser et bouillonner les images ; c’est elle qui fait scintiller les étoiles. On la mesure en secondes d’arc (taille d’une étoile en photo) ou sur des échelles de 1 à 10 (Pickering) ou de I à V (Antoniadi). Elle limite les forts grossissements bien plus souvent que l’instrument.
- Réfraction atmosphérique
L’atmosphère courbe la lumière des astres et les fait paraître plus hauts qu’ils ne sont : environ 0,5° sur l’horizon, à peine 1′ à 45° de hauteur. Quand le Soleil semble toucher l’horizon, il est en réalité déjà couché. La navigation astronomique en tient compte.
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