Un atlas du ciel à télécharger et à imprimer

80 cartes à la même échelle, 50 000 étoiles, les objets du ciel profond, la Voie lactée et la route des planètes lointaines : un atlas complet à imprimer.

Pour trouver une galaxie aux jumelles ou pointer un amas au télescope, il faut une carte. Pas une application qui éblouit l’œil habitué à la nuit, mais une vraie carte en papier, posée sur la table de camping et lue à la lampe rouge. Nous avons construit la nôtre à partir des grands catalogues astronomiques publics, et nous la mettons à disposition : 98 pages, 80 cartes, et tout ce qu’il faut pour se repérer sous un ciel noir.

Ce qu’il y a dedans

  • 80 cartes à la même échelle, qui couvrent tout le ciel d’un pôle à l’autre.
  • Environ 50 000 étoiles, jusqu’à la magnitude 8 : ce que montrent des jumelles ou un chercheur sous un ciel correct.
  • Les étoiles doubles, marquées d’une barre, et les étoiles variables, marquées d’un anneau qui donne leur éclat maximal et minimal.
  • Les objets du ciel profond : les 110 objets de Messier, les galaxies jusqu’à la magnitude 12, les amas ouverts jusqu’à 9, les amas globulaires jusqu’à 10,5, les nébuleuses planétaires jusqu’à 12, les nébuleuses nommées ou d’au moins 5′ d’envergure, et quelques célébrités hors catalogue : la chaîne de Markarian, les grandes nébuleuses obscures, les amas Collinder et Melotte les plus brillants.
  • Les figures des constellations et leurs noms en français, l’écliptique, et la Voie lactée en cinq niveaux d’éclat.
  • La route des planètes lointaines : Uranus de 2028 à 2032, Neptune de 2028 à 2035, Pluton de 2028 à 2040, et les sondes Voyager 1 et 2 de 2028 à 2040, avec un point à chaque 1er janvier.
  • Trois repères fixes : les radiants des Perséides et des Géminides à leur maximum, et le centre de la Galaxie.
Carte 14 de l'atlas : Orion, le Taureau et le Cocher, avec les figures des constellations en bleu, l'écliptique en vert et les nébuleuses en orange.
La carte 14 : Orion et le Taureau. Les figures des constellations sont en bleu, l'écliptique en vert, les nébuleuses en orange, les amas en vert pâle.

Vous pouvez aussi parcourir ces données sans bords de page dans l’atlas du ciel interactif : on s’y déplace, on zoome et on le fait tourner librement.

Comment l’atlas est organisé

Le ciel est découpé en huit fuseaux de trois heures d’ascension droite, et chaque fuseau en dix cartes, du nord au sud : une calotte polaire nord, puis quatre bandes de deux cartes (moitié est et moitié ouest) qui descendent jusqu’à la calotte polaire sud. Les cartes 1 à 10 couvrent le fuseau de 0 h à 3 h, les cartes 11 à 20 celui de 3 h à 6 h, et ainsi de suite jusqu’à la carte 80.

L’atlas s’ouvre sur deux cartes d’hémisphère (pages 2 et 3) qui donnent, pour chaque région du ciel, le numéro de la carte à consulter. Chaque fuseau commence ensuite par une page de vue d’ensemble, en face de sa première carte, qui montre comment ses dix cartes s’emboîtent. Les moitiés est et ouest d’une même bande se font face : d’un seul regard, on embrasse tout le fuseau.

Toutes les cartes partagent la même échelle, 14,4 points par degré (environ 5 mm), et le même cadre. La grille est parfaitement régulière : aucune carte n’est décalée pour cadrer une constellation, si bien que l’on passe d’une carte à sa voisine sans surprise. Les projections limitent les déformations : azimutale équidistante aux pôles, conique équidistante ailleurs.

Carte de l'hémisphère céleste nord, avec les numéros des cartes détaillées. Page de vue d'ensemble du premier fuseau : la disposition des cartes 1 à 10.
À gauche, l'hémisphère nord avec le numéro des cartes ; à droite, la vue d'ensemble du premier fuseau (cartes 1 à 10, de 0 h à 3 h).

Lire une carte

La légende tient sur la première page et se retrouve en tête de chaque fuseau. La taille du point donne la magnitude de l’étoile, de –1 à 7. Une barre à travers le point signale une étoile double (compagnon de magnitude 9,5 ou plus brillant, entre 2″ et 60″) ; un anneau autour du point, une variable dont l’éclat change d’au moins 0,5 magnitude.

Les objets du ciel profond ont chacun leur symbole : ellipse rose pour les galaxies, à l’échelle et orientées ; disque vert pâle à bord pointillé pour les amas ouverts, barré d’une croix pour les amas globulaires, marqué de quatre traits pour les nébuleuses planétaires ; contour orange pour les nébuleuses, tracé d’après leur forme réelle lorsqu’elle est connue ; pointillé gris pour les nébuleuses obscures.

Les objets portent leur numéro Messier, sinon leur numéro NGC ou IC, suivi du nom usuel en français quand il en existe un : « M82 Cigare », « 4631 Baleine ». Les étoiles de magnitude 3 ou plus brillantes portent leur nom officiel de l’Union astronomique internationale.

Détail de la carte 14 autour de la ceinture d'Orion : Bellatrix, Alnilam, Mintaka et Alnitak, la nébuleuse M78, la nébuleuse de la Flamme et la Boucle de Barnard.
Détail de la carte 14 autour de la ceinture d'Orion : M78, la nébuleuse de la Flamme (2024), IC 434 et la Boucle de Barnard. Les nébuleuses sont tracées d'après leur contour réel, les amas en vert, les étoiles doubles barrées.

Imprimer et utiliser l’atlas

Imprimez-le en A5 ou en A4 : deux pages par feuille A4 en paysage, à 100 %, pour un atlas A5, ou une page par feuille A4, ajustée à la page, pour des cartes plus grandes. Un papier épais et une reliure à spirale font un bel atlas de terrain. Contre la rosée, le mieux est un papier synthétique (polyester, vendu « indéchirable et imperméable »), imprimé au laser : l’eau n’y laisse aucune trace. À défaut, un papier couché mat de 150 g résiste bien mieux à l’humidité qu’un papier ordinaire, qui gondole.

Le fichier demande aux lecteurs PDF de s’ouvrir en mode deux pages, couverture seule : les moitiés est et ouest de chaque bande se font alors face comme dans un livre. Si votre lecteur l’ignore, activez son option « page de couverture » ou « pages impaires à droite ».

Sur le terrain, le plus simple est de partir de la carte d’hémisphère : on y repère la constellation, puis le numéro de la carte détaillée. Une lampe rouge faible préserve la vision nocturne. Aux jumelles, un cercle de 7° de diamètre dessiné sur un transparent, soit 36 mm à l’échelle de l’atlas, donne à peu près le champ d’une paire de 7×50 : on le pose sur la carte pour savoir ce que l’on doit voir dans l’oculaire.

L’atlas est diffusé sous licence Creative Commons BY-NC-SA 4.0 : vous pouvez l’imprimer, le partager et l’adapter, à condition d’en citer la source, de ne pas en faire un usage commercial et de diffuser vos adaptations sous la même licence.

À télécharger

Atlas des cieux

80 cartes, 50 000 étoiles

  • PDF
  • 19 Mo
  • 98 pages
  • CC BY-NC-SA 4.0
Télécharger(PDF, 19 Mo)Version du 6 octobre 2026